![]() Ecole technique de Murambi, Gicongoro. Un des nombreux lieux de mémoire actuels au Rwanda. 27 000 personnes y furent massacrées. |
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Dans l'immense tâche de reconstruction du Rwanda de l'après-génocide, sur le plan matériel mais aussi psychique, chaque secteur de la communauté a un rôle à jouer, y compris les artistes. Devant l'énormité qu'a été le génocide, nous sommes obligés de repenser des réponses aux diverses formes de " thérapies " sociales et de " création " qui ont été proposées dans d'autres circonstances, par définition incomparables : un génocide dépasse tout, il est innommable. Aucune science n'est à la hauteur pour reconstruire entièrement cette rupture. Et l'art, diront certains, encore moins... Le défi est donc multiple : tenir compte dans une "oeuvre d'art" du poids de l'événement - le génocide perpétré contre les Tutsis et l'extermination des Hutus démocrates ; créer un mémorial accessible et pudique dans sa représentation; utiliser une démarche de création qui, elle-même, aura une fonction commémorative, pédagogique et cathartique et qui impliquera tous ceux qui le souhaitent, les rescapés, et les bourreaux. |
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