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Descriptif |
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![]() Ecole technique de Murambi, Gicongoro. Un des nombreux lieux de mémoire actuels au Rwanda. 27 000 personnes y furent massacrés. Certaines des victimes furent identifiées par leurs vêtements qui sont maintenant conservés dans les salles de classes |
Il nous a paru nécessaire de concevoir une "sculpture"
qui tienne compte :
Un million de pierres portant chacune le nom |
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La pose de pierres commencera d'un point central sur le terrain et s'ouvrira
vers l'extérieur. De cette manière, de plus en plus de personnes
pourront participer à la construction du mémorial sans risquer
de se gêner. Les pierres formeront un dessin géométrique
rappelant les terrasses cultivées des collines. La construction du mémorial sera en elle-même un processus de remémoration et de recueillement.. La cérémonie de commémoration consistera en la pose des pierres. Elle sera simple et sobre. Chaque personne ira prendre une pierre et la marquera d'un nom ou d'un autre signe identifiant une victime. Elle la placera ensuite d'une manière ordonnée à la suite d'une autre pierre déjà placée. Chaque pierre aura une identité individuelle, tout en étant indissociable de l'ensemble. Les pierres seront placées par les membres des familles ou proches des victimes au cours de cette cérémonie de commémoration. Mais pas seulement. Toute autre personne qui se sent concernée, rwandaise ou étrangère, pourrait placer une pierre en mémoire d'une victime. Cette cérémonie durera plusieurs mois. Elle pourrait également s'inscrire dans une plus longue durée. Dans les mois ou les années qui suivront les cérémonies institutionnelles de commémoration, des individus pourraient venir placer une pierre en souvenir. Le jardin s'élargira ainsi sur son site déterminé. La pierre, anonyme par sa matière et sa quantité, sera individualisée en l'associant à une " marque " distinctive rappelant un défunt. Cette marque pourrait être le nom gravé, la photo, une lettre. Elle pourrait être permanente ou éphémère. Une équipe d'animateurs et d'artistes assistera techniquement les participants pour qu'ils associent la " marque " à la pierre. Par sa nature, le Jardin sera la plus grande création collective des temps modernes. Il sera aussi le plus grand défi de la mémoire à l'oubli. |
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