"L'Avenir de la Mémoire"
Affiche pour Fest'Africa 2000 au Rwanda
© Bruce Clarke

Conclusion

 

Le Jardin de la Mémoire est un projet qui, malgré son rôle de mémorial, s'inscrit dans un courant de l'art contemporain. Il suffit de citer le Land art et un de ses chefs de file, Tony Cragg, la peinture de sable des Navajo ou plus près du contexte, le mémorial à la Guerre du Viet Nam de Maya Ying Lin à Washington pour le situer historiquement et artistiquement.

Cependant, et il faut le souligner, ce projet s'inscrit aussi dans une démarche de refus de l'oubli, de la non-complicité et de catharsis. C'est dire qu'il assume pleinement son rôle politique.

"Comment donner une représentation à l'innommable, à l'inconcevable ?" est une question qui a souvent été posée par des artistes. A l'inverse d'autres créations d'art monumental qui font valoir la distance entre " l'art " et " l'humain ", cette oeuvre sera la création d'une communauté entière et la synthèse évocatrice de la relation des vivants au monde environnant.

" L'art est une façon de voir et ce que nous voyons dans l'art nous aide à définir ce que nous comprenons par le mot "réalité"... L'acte de visualiser intérieurement puis d'engendrer une oeuvre d'art constitue un rite important et puissant. Produire des [ sculptures ] est un des moyens essentiels par lequel l'homme ritualise son expérience et accède... à l'ineffable, c'est-à-dire à la substance indicible et suprême de la réalité. "*

* The Primal Mind, Jamake Highwater, 1981.

 
Accueil ¦ Descriptif ¦ Le site - La pose de la 1ère pierre ¦ Plan aérien de Kicukiro ¦ Symbole ¦ Conclusion : Art contemporain ¦ Qui sommes nous?
 ¦ Revue de presse ¦ Ce que vous en dites ¦ Comment participer? ¦ Contacts - Liens utiles
  english