© Bruce Clarke

Les Veuves de Taba. Des associations de veuves du génocide commencent à se mettre en place afin d'aider les femmes à reconstituer une identité au-delà du traumatisme.

"Ces pierres, qui vont être plantées ici à Nyanza ya Rebero, sont pour moi la réplique d'un corps ami et chéri qui ne vit plus depuis 6 ans, sur lequel est passé la pelleteuse de la haine. C'est pour moi un trésor que l'humanité m'appelle à préserver"

Marc Kabandana, préfet de Kigali, le 5 juin 2000

"Les artistes de "FestíAfrica" ont écouté la mémoire tragique des survivants et l'ont transmis par la littérature, le théâtre et le cinéma. Nous leur en sommes très reconnaissants."

Immaculée Rangira-Rahamatali


Ce que vous en dites

 

"Le "Jardin" est une oeuvre conçue par un artiste, mais sa prétention est d'aller bien au-delà de l'art. Ma volonté est de voir le Jardin participer avec d'autres processus nécessaires à la cicatrisation de la société reconstruite sous le traumatisme du génocide. Ceux-ci comprennent, bien sûr, les tribunaux gacaca, et le travail d'éducation civique de la Commission Réconciliation et Unité.

À l'instar de la Commission de Réconciliation et de Vérité en Afrique du Sud, le processus même de la remémoration, du " parler " des choses vécues et survécues, de l'extériorisation des douleurs, peut contribuer, au Rwanda, à l'amorçage d'une guérison.

Sans vouloir remplacer les psychologues, on ne peut que constater que dans une situation comme l'après-génocide au Rwanda, d'autres formes de thérapie doivent aussi être pratiquées. De plus, étant donné l'échelle de la souffrance, il faudra à tout prix éviter de " professionnaliser " toutes les formes de guérison, d'abord pour ne pas créer une classe " d'exclus " des méthodes psychiatriques de guérison, ensuite pour ne pas sous-estimer l'importance d'une "auto-guérison". Le fait de pouvoir parler, d'extérioriser ou d'agir soi-même sur une zone de douleur est une étape importante dans son soulagement. La présence de gens venus d'autres pays, participant à la réalisation du Jardin, est aussi une manière très importante de sortir la douleur du ghetto que constituent l'individu et le pays.

La présence du Jardin comme mémorial marquera le refus d'un enfouissement du génocide dans l'inconscient. Il sera la preuve " vivante " des événements de 1994."

Bruce Clarke, concepteur du Jardin

Vos opinions sont importantes. Ecrivez-nous garden@rwanda-garden-memory.org
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